La chirurgie esthétique se veut aussi humanitaire

On croit à tort que la chirurgie plastique et esthétique n’est qu’associée à la richesse, aux liftings et implants et donc qu’elle vise exclusivement les populations au sein de pays développés. Il existe toutefois une autre facette de la chirurgie esthétique plutôt méconnue et fondamentalement indispensable à mon sens : la chirurgie esthétique de type humanitaire.

Des chirurgies variées

Certains chirurgiens plastiques et esthétiques à travers le monde prennent couramment part à des missions humanitaires pour subvenir aux besoins d’enfants comme d’adultes, au sein de pays en voie de développement, et ce, spécifiquement à travers l’Asie et l’Afrique. En France, il existe notamment deux organisations agissant auprès des plus démunis, soit Opération sourire et Interplast France. En effet, toute une équipe de soignants (infirmiers, chirurgiens, anesthésistes) intervient en multidisciplinarité pour corriger certaines malformations congénitales telles les fentes labiales, maladies et tumeurs faciales auprès des enfants, mais également pour pallier les séquelles d’accidents et de la guerre auprès d’individus de tous âges (brûlures, traumatismes, etc.).

La beauté pour l’inclusion sociale

Dans tous les cas, l’objectif derrière chacune des interventions demeure le même : redonner la beauté aux patients pour le resocialiser. En effet, dans certains pays, il n’est pas rare qu’une anomalie physique, une maladie, ou encore une cicatrice prononcée soit un motif d’exclusion de l’individu en question, pouvant même le condamner à sa mort. Ainsi, redonner la beauté permet parfois de redonner la vie, ce qui donne également un sens à la pratique de ces chirurgiens, lesquels font preuve d’un courage admirable.

Des chirurgies hors du commun

Les chirurgiens ayant décidé d’intervenir dans des conditions souvent minimalistes ont parfois dû adapter leur pratique professionnelle. En effet, dans certains pays, c’est toujours la médecine traditionnelle qui règne. Ainsi, les chirurgiens occidentaux doivent composer avec cette médecine, c’est-à-dire obtenir l’accord du médecin sur place et parfois des guérisseurs pour pouvoir opérer. Le consentement de la communauté et le respect mutuel est alors primordial pour pouvoir aller de l’avant et subvenir aux besoins criants de ces populations. Et besoin… il y a! Depuis 25 ans, c’est 13 000 patients qui ont entre autres été pris en charge et opérés grâce à l’intervention d’Opération sourire.

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